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COMPORTEMENT DE LA POPULATION FACE AUX AUTRES RESSOURCES EN EAU AU BURKINA : EXEMPLE DU LAC BAM

Lors d’une sortie effectuée  sur KONGOUSSI[1], par l’administration de l’IPS dans le cadre du cours de la maraîcher-culture,  Il a été sujet de la visite des cultures maraichères plus particulièrement, celle du haricot vert.

Ces cultures maraichères sont cultivées dans un périmètre aménagé à l’aval du lac BAM. C’est un périmètre qui date de 1950 et qui possède une superficie de près de  350 ha. Il a été réalisé par des allemands.

Le périmètre est exploité par une association de coopératives et des producteurs individuels.

La zone dispose d’une source d’eau qui est le lac BAM et d’une station d’exhaure composée de plusieurs motopompes. Le système d’irrigation de ce périmètre se fait par gravité.

Cet aménagement agricole est bénéfique pour les utilisateurs, car il constitue une source de revenue pour eux, à travers l’exportation de leur haricot vert en France, en Italie…

Bien que présentant des avantages pour la population de KONGOUSSI, ce périmètre ne reste pas sans difficultés. Ainsi les limites qui y sont rencontrées sont essentiellement les motopompes qui sont devenues vieilles et consommant ainsi beaucoup de gasoil. Puis, le fait que le lac BAM risque d’être victime de l’ensablement, privant ainsi les maraichers de leur unique ressource en eau.

       L’ensablement du lac BAM

Ce lac, comme tous les autres points d’eau, du B.F. sont victimes de la culture (l’exploitation) au niveau des berges.

Alors que les techniques du CES/DRS prônent la protection des berges par l’inexploitation des terres de la berge, les maraichers font tout le contraire. En effet, la plupart d’entre eux ne dispose pas de motopompe pour arroser les terres à distance du lac.

L’une des solutions que le gouvernement avait adopté il y a quelques années de cela concernant la protection des berges est l’interdiction de toute culture sur ces berges, sous peine de sanction. Cependant, je pense que cette solution ne vient pas résoudre le problème. La  meilleure est de rendre la motopompe accessible aux cultivateurs. Une motopompe au Burkina Faso, coûte au minimum 500 000, presque le triple du salaire d’un fonctionnaire imaginons alors pour un paysan ! Ça serait une fortune ! Comment alors, pourrait-il s’en procurer ?

Autres formes de dégradation des ressources hydriques du Burkina

D’une façon générale, en dehors de l’ensablement des différents points d’eau, ceux-ci sont également victimes de toutes les formes de  la pollution.

Les plantes sont des êtres vivants, comme vous et moi. Elles exigent aussi le minimum de propreté (salubrité) au niveau du sol, des engrais, mais aussi de l’eau.

Cependant, on observe dans la plus part des barrages, de la ville  de Ouaga que ceux-ci sont exposés à des pratiques impures, comme :

Le lavage des animaux dans ces points d’eau comme exemple, il y’a le barrage de TANGHIN où pratiquement chaque matin on y lave des chevaux, des vaches. Cela libère des impuretés comme des microorganismes de divers types pouvant attaquer les plantes.

Le lavage d’automobile et également des motos cela est la source de libération de métaux lourds dû à la graisse des pièces constituant les motos ; d’éléments chimiques absorbables par la plante et ainsi se retrouvant dans l’organisme de l’homme.

Lieux de pratiques du sacrifice une fois en venant à l’institut un matin, j’ai été indigné de voir une vache entière qui a été tué dans le barrage de TANGHIN, dans le but de faire un sacrifice.

Tout cela vient montrer que la population burkinabè ne porte pas une importance aux ressources en eaux déjà aménagées si bien que nous, en tant qu’acteur du domaine hydraulique ou d’un domaine quelconque utilisant de l’eau (comme l’agriculture), nous devions développer des stratégies afin que les utilisateurs de ces ressources prennent conscience de leurs actes et s’engagent à changer de comportement.

Il faudra par-dessous tout, que les ministères chargé de l’hydraulique prennent des mesures fortes pour arrêter ces mauvaises pratiques autour de l’eau, car l’eau est un bien commun pour tous. Il incombe à chacun de nous de la préserver pour qu’elle ne soit pas une source de maladie pour ce que l’utilisent.


[1] KONGOUSSI est une ville située au Nord de OUAGADOUGOU

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